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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:26

     condrcet

Condorcet

 

 

La refondation de l'école ?

 

 

15 mai 2012: le nouveau Président de la République Française François Hollande a célébré Jules Ferry au pied de sa statue au Tuileries juste après son investiture.

 

L'école en France est cependant atteinte de deux maux: au plan objectif une dérive anticonstitutionnelle qui répond au plan subjectif du dessein de grands pervers politiques comme exemplairement Lionel Jospin et bien d’autres.

 

Perversion car, c'est bien connu depuis Freud, les enfants et adolescents sont pervers polymorphes, et les situer dans les établissements scolaires comme au centre et faisant la loi avec l'aval de l'administration des établissements scolaires, obéit à une logique de perversion politique bien plus grande dont jouissent, au sens lacanien, les ministres grands pervers de l'éducation nationale dont la liste est interminable depuis le collège unique, la loi d'orientation de 1989 faisant de chaque établissement scolaire une communauté, ce qui est anti républicain et mortel pour la laïcité, etc.

 

Avec l'arrivée de Vincent PEILLON comme Ministre de l'éducation nationale, il n'est d'entrée plus question d'une nouvelle réforme, mais de refonder l'école de la République... de quoi s'agit-il, ou mieux pourrait-il s'agir ? Mais n'anticipons pas ni ne préjugeons ...

 

Pourquoi n'en serait-il pas ainsi puisque le temps scolaire républicain depuis Jules Ferry pour l'école élémentaire a toujours été de 4 jours d'école par semaine et non 5 ? C'est du moins ce que j'avais vécu en Bretagne dans les années 1960 en tant qu'écolier avant que le système ne se dégrade progressivement, école primaire qui fonctionnait encore comme l'instruction publique et les beaux-arts.

 

Observons d'emblée qu'au sens authentique le texte constitutionnel de référence est l'article 13 du préambule de la constitution de 1946 inclus dans le préambule de la Constitution de 1958 de la Vème République :

 

" La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat ".

 

Ilconvient d'observer de ce texte que seuls les termes d'instruction et d'enseignement public sont constitutionnels, et non les termes d'éducation, encore moins d'éducation nationale, ce dernier terme ayant fait la démonstration rigoureuse par Condorcet dans ses " Cinq mémoires sur l'instruction publiques" qu'il ne peut être que l'expression d'une volonté d'endoctrinement, terme également qualifié de mussolinien par le philosophe Charles Coutel qui a republié les textes sur l'enseignement de Condorcet, textes que l'on trouve également gratuits sur internet ( cliquez: link).

 

La Loi d'orientation sur l'éducation n° 89-436 du 10 juillet 1989, dite loi Jospin, participait grandement de cette perversion anticonstitutionnelle tant elle a été abrogée (cliquez : link ).

 

Mais la même problématique se retrouve dans le Code de l'éducation en vigueur actuellement (link) qui commence par l'article L111-1 soit:

 

"L'éducation est la première priorité nationale. Le service public de l'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l'égalité des chances" .

 

 

Hors, comme on l'a vu, l'article 13 du préambule de la Constitution de 1946 ne comprend aucunement le terme éducation, mais seulement instruction et enseignement public comme termes constitutionnels en tant que devoir de l'état.

 

 

D'emblée, le Code de l'éducation est inconstitutionnel de définir l'éducation et non l'instruction comme priorité nationale, comme s'il s'agissait d'un état quasi-totalitaire avec un bloc d'endoctrinement .

 

 

Le même Code de l'éducation regorge d'inconstitutionnalités, à commencer par son agencement d'ensemble qui met les enseignants comme cinquième roue du carrosse ainsi que l'article L 111-1 le dispose déjà que le centre du système sont las élèves et les étudiants et non la transmission du savoir, ce qui contribue à l'égalité des chances, mais ne l'instaure pas. Il en va de même par de nombreux articles qui mériteraient tout autant de passer devant le Conseil Constitutionnel par Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC).

 

 

Ainsi, l'article L111-3 stipule:

 

"Dans chaque école, collège ou lycée, la communauté éducative rassemble les élèves et tous ceux qui, dans l'établissement scolaire ou en relation avec lui, participent à l'accomplissement de ses missions. Elle réunit les personnels des écoles et établissements, les parents d'élèves, les collectivités territoriales ainsi que les acteurs institutionnels, économiques et sociaux, associés au service public de l'éducation".

 

 

Et l'article L111-4 :

 

" Les parents d'élèves sont membres de la communauté éducative. Leur participation à la vie scolaire et le dialogue avec les enseignants et les autres personnels sont assurés dans chaque école et dans chaque établissement. Les parents d'élèves participent, par leurs représentants aux conseils d'école, aux conseils d'administration des établissements scolaires et aux conseils de classe ".

 

 

 

La notion de communauté éducative est centrale, chaque établissement scolaire est une communauté différente des autres, soit un communautarisme généralisé, où non seulement encore les enseignants sont absents en tant que maillon primordial, mais les élèves et des personnels autres sans compétence à l'enseignement public, comme les concours (capes, agrégation, etc.) y préparent normalement.

 

 

Les parents d'élèves sont inclus dans la même bouillie avec une confusion généralisée sur les rôles entre professeurs et parents d'élèves par défaut de la notion d'instruction qui devrait être constitutionnellement centrale.

 

 

C'est du tout et du n'importe quoi pourvu que la laïcité qui est au antipode d'une telle conception soit broyée dans le communautarisme infantilisant, loin des démonstrations de Condorcet qui avait déjà mis en garde il y a trois siècles envers les mêmes erreurs

 

Il ne faut pas ainsi s'étonner du rang faible occupé par l'enseignement français par l'OCDE ou la liste de Shanghai où il est inexistant.

 

 

Il pourrait être rétorqué que cela est exagéré concernant l'éducation. Selon Wikipédia le mot « éducation » est directement issu du latin educatio de même sens, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, « hors de ») : faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant).

Mais c'est bien de cette origine latine que vient la considération que l'éducation nationale serait mussolinienne étant donné que de ducere vient le mot Duce, titre de Musssolini.

 

 

La suite bientôt

 

 

© Pierre Sarlat

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