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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 12:49

Hommage à Alain Resnais

 

 

 

Je viens d'apprendre aujourd'hui le décès forcément navrant d'Alain Resnais , survenu hier dans la nuit du 1er mars 2014, il avait 91 ans, était né à Vannes dans le Morbihan.

 

Je suis né dans les Côtes du Nord, en 1959, année de sortie du coup de tonnerre "Hiroschima mon amour", un répère culturel pour moi éssentiel, quelque chose nous reliais de l'esprit breton, du vent portant l'air iodée, et "Nuit et brouillard" eu dans ma jeunesse un rentissement extraordinaire pour moi

 

Alain Resnais, oui, je l'ai connu, il était venu à Bouloire dans la Sarthe chez mon grand-père maternel le Dr Pierre DUMONT pour un ou deux films à réaliser dont Mon Oncle d'Amériqueet et, surprise cadeau Bonux, Providence.

 

Alain Resnais, sobre, assez austère même, avait avec lui sa célèbre flasque de Whisky dont il buvais de temps à autre une lampée avec le golbelet en métal, il l'avait toujours avec lui.

 

Il me disait qu'il ne comprenais pas ce que je disais, et c'est cela qui l'intérréssait, il ne retenait que ce qu'il ne comprenaas pas, pour le filmer comme il pouvait, en faire passer l'émotion, toujours avec avec virtusoité.

 

Mon Oncle d'Amérique était parti d'une affiche qu'était venu vendre un artiste déssinateur faisant du porte à porte chez les notables, Enrik Bilal, un personange curieux, exentrique, que je trouvais assez drôle, bien qu'il n'en avait pas l'air du tout.

 

Il  me montra des oeuvre sde sa création dont des affiches et, d'après mes réponses me traita de schizophrène, car il avait "étudié cela" (une manie regrétable chez ceratins artistes de se croire compétent en psy machin ou truc). Je lui demandais de ce que c'était, et qui il était, il me répondit qu'il venait de l'est et que son père s'occupait de la garde robe de Tito, ce qui me retint, et je lui proposais de déssiner "Métal hurlant" dont je lui précisait l'intrigue et les contours pour être encore plus zinzin que schizo.

 

Il présenta une affiche originale qui me retint encore plus, celle prémonitoire du film Mon Oncle d'Amérique, qui fut l'affiche officielle du film. je lui posais des questions sur l'agencement et las personnages de l'affiche dont un ressembalit à Gérard Depardieu.

 

 

J'en rendis compte à mes grand parents maternels en leur demander d'acheter l'affiche, mais ils refusèrent, en raison du prix, mais surtout étaient outré que j'ai été qualifie de schizophrène, ce qui nous fit parler de cette affectation dans sa véritable acceptation non galvaudée, et de nouveaux moyens de traitement par la chimie, les psychotropes.

 

Pourquoi ce titre Mon Oncle d'Amérique ? Parce que tout cela me faisiais penser à l'Oncle Picsou, parce qu'avec les psychotropes c'était une fortune pour les laboratoires pharmaceutiques.

 

Je brodais sur l'affiche qui m'avait marqué et demanda à mon grand-père diplômé de la Faculté de médecine de Paris et chirurgien de rencontrer le professeur Henrys Laborit, précurseur dans les psychotropes.

 

Mon Grand Père Pierre Dumont m'accorda cette faveur, parce qu'elle était intérréssante, ma grand mère voulait que je fasse am médecine, et c'était une bonne occasion pour apprendre.

 

Le Professeur Henri laborit vint un jour, et m'exposa ses recherches et ses principes simples, dont son invention du Largactyl que j'appelais "la matraque liquide", en m'apprenant même à formuler de nouveaux psychotropes, ce qui ultérieurement me permis de donner la formule du Solian, ou Amisulpride qui, à forte dose (400mg au moins) soigne la schizophrénie dans ses aspects délirant ou halucinatoire, et à dose faible, 100mg, est un antidéprésseur.

 

je lui en demandais un spécial pour moi, il trouvait que j'avais des troubles tymiques, de l'humeur, et je me trouvait inhibé, il dit que cela nécéssitait un psychostimulant, et ce fut l'invention du  Cantor que l'on ne trouve plus aujourd'hui sur le marché, car le Cantor n'est pas loin d'être un stupéfiant, de m^me une autre invention, les somnifères hypnotique dont le Rohypnol.

 

Je demandais au Professeur Laborit s'il voulait bien jouer dans un film dont je proposais Alain Resnais pour le réalisser; Henri laborit accepta (il en fut ensuite très content, très honéré), je proposais des acteurs qui vinrent ensuite pour écouter mes idées originales, et enfin un autre jour arriva seul Alain Resnais en personne.

 

Le contact  avec lui ne fut pas facile, il était abrupt, peu empathique, du moins apparemment car il avait une grande sensibilité, exigeant, perfectionniste, concenter en silence sur comment réaliser, professionnaliste.

 

Je lui narais l'histoire, mais on la lui avait déjà raconté par Laborit et les acteurs, alors je lui racontais autre chose, une histoire fantastique d'écrivain malade buvant du vin blanc sec (car par projection Resnais m'affirma que j'étais sec), d'après Lovergraft dont j'avais lu des nouvell"s dans la revue Planète, avec un loup garou ce qui me venait, vraiment Resnais ne comprenait pas du tout, et je lui précisai que c'était pour préparer son anniversaire et je nommais le tout Providence, qui fut le titre du film pour le moins déroutant.  

 

 

Alain Resnais a aussi réaliser Stavisky ... l'empereur du casino ... j'étais assez déçu qu'il ne s'agisse pas de "l'affaire des fiches" , cela aurait été drôle comme film. Mais, bon, on voit tout de même Lénine dans Stavinski, alors pourquoi se plaindre ?

 

En 1982, alors qu'un médecin généraliste m'avait prescrit du Cantor, je me souvint de lui pour une nouvelle aventure intitulé  "Ma vie est un roman", et plus tard aussi pour un film sympa "On connait la chanson".

 

 

La suite bientôt

 

Copyright Pierre Sarlat

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