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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 07:21

Rencontre avec John Wayne et hommage

John Wayne ne se présenta pas du tout sous ce nom, mais sous son vrai nom Marion Mitchell Morison (USA: 1907 - 1979).

Nous étions en 1966, j'avais 7 ans.

Un homme simple, bien bâti, entra dans la magasin de photographie de mon père à Lannion (22300), alors dans les Côtes du Nord, la plus grande ville proche de la côte de granit rose, comme il en existe que trois dans le monde, dont une autre côte de granit rose en Chine et une autre en Corse. Le magasin de mon père photographe était situé au milieu Place du Centre, presque face à la Mairie.

Je cru reconnaître cet homme mais sans vraiment pouvoir préciser, alors je lui demandais son nom, et il répondit Marion Mitchell Morison, précisant qu'il avait un cancer du à ses 6 paquets de cigarettes qu'il fumait par jour.

En considérant plus attentivement cet homme je le reconnu, en fait il n'avait pas de maquillage comme dans les western où il jouait comme La Prisonnière du désert ou Alamo, c'était bien John Wayne, la grande vedette américaine, la Star, mais je m'abstiens de le lui dire, continuant à converser avec lui, qui était modeste et humble.

Lui aussi s'abstint de dire quoi que ce soit qu'il savait me concernant, par exemple que j'étais à l'origine de l'Idée du western Little Big Man ou encore Cinq cartes à abattre.

Simplement nous parlions, et les idées vinrent, lui disant tout de m^me de varier plutôt à contre emploi son rôle, par exemple borgne avec un bandeau sur un oeil, un peu ivre et escroc.

Il me répondit qu'il s'agissait de True Grit, un roman de Charles Portis. Je ne connaissais pas je le laissais dire, il me parla du héros Roster Cosburn qu'il me décrivit avec grand talent, déjà prêt à le jouer,c e que je dirigeais.

Je lui répondis je vous donne cent dollards ... pour un Shérif ! Je trouvais l'idée bonne comme titre en français Cent Dollards pour un Shérif , et proposais comme suite, si cela marchait et qu'il décrochait l'oscar du meilleur acteur, le seul oscar de sa carrière d'acteur, et même, ce dont on parle pas, le Golden Globes, Une Bible et un fusil.

Il s'était métamorphosé sous mes yeux en John Wayne, et je lui proposais même d'exprimer ses idées personnelles par exemple sur la guerre du Vietnam qu'il me dit défendre l'intervention américaine, sous le titre Les bérèts verts avec 20 minutes d'explication en introduction par lui-même en républicain très patriote, ce qu'il fit et même en payant lui-même une partie du film.

Il convient d'ajouter qu'il n'y a pas vraiment de bérèts verts aux Etats Unis, et qu'il s'agit en matière de bérêts d'une spécialité française, allusion évidente bien sur à Dien Bien Phu célèbre bataille que perdit la France.

D'autre part, d'exprimer son opinion personnelle pour un Schriner qu'était John Wayne était tout à fait exceptionnel.

Les bérrêts verts sorti en 1968 aux Etats-Unis et fit un tollé général en pleine période de contestation de la guerre du Vietnam; dont d'ailleurs j'avais fait organiser le concert central Woodstock.

Sans doute John Wayne ne le sut il pas et il tourna son dernier film dont je lui avais proposé le titre et le thème Le dernier des géants.

Titre qui vaut aussi en hommage à un vraiment très grand acteur: John Wayne !.

C'était John Wayne ... et c'est toujours John Wayne !

Copyright Pierre Sarlat

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